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Pourquoi nous plaignons-nous ? #4 Nourrir son pouvoir
Pourquoi nous plaignons-nous ? #4 Nourrir son pouvoir « Tu sais ce qu’il a encore fait ? »

Pourquoi nous plaignons-nous ? #4 Nourrir son pouvoir
« Tu sais ce qu’il a encore fait ? »
Attention.
Vous êtes peut-être sur le point d’être recruté. 😇
Pas pour un nouveau poste.
Mais pour quelque chose de plus subtil : 👉 prendre parti.
Quatrième raison pour laquelle nous pouvons nous plaindre, évoquée par Robin Kowalski et développée par Will Bowen :
Nourrir son pouvoir.
Imaginez trois enfants. L’un arrive auprès de sa mère : 💬 « Maman, tu sais ce qu’il m’a fait ? »
Quelques minutes plus tard, le deuxième : 💬 « Oui, mais tu sais ce qu’il avait fait avant ? »
Chacun construit tranquillement son dossier.
Pourquoi ?
Bien sûr, chacun veut raconter sa version.
Mais chacun aimerait aussi :
que maman soit de son côté.
Nous avons grandi depuis.
Enfin… physiquement. 😇
Parce qu’en entreprise, le mécanisme peut devenir :
💬 « Franchement, mon manager ne sait pas communiquer. »
💬 « Tu as vu comment elle gère son équipe ? »
💬 « Entre nous, on est plusieurs à penser qu’il n’est pas à la hauteur. »
Et si je vous raconte suffisamment de choses négatives sur cette personne…
peut-être finirez-vous par penser comme moi.
Will Bowen utilise une image que je trouve particulièrement parlante :
Certaines plaintes sont des tentatives de recrutement de soldats.
Je ne cherche plus seulement à être écouté.
Je cherche un allié.
Quelqu’un qui pourra confirmer :
« Tu as raison. Je suis de ton côté. »
Et c’est là que cela devient intéressant en entreprise.
Parce que lorsque quelqu’un vient se plaindre d’un collègue ou d’un manager, mon réflexe peut être :
« Ah oui ? Il t’a vraiment dit ça ? »
Puis :
« Ça ne m’étonne pas tellement… »
Et voilà.
Sans m’en rendre compte, j’ai enfilé l’uniforme. 🪖😇
Bowen propose une réponse beaucoup plus utile :
Refuser de prendre parti et remettre la conversation là où elle devrait avoir lieu.
👉 « Est-ce que tu lui en as parlé directement ? »
Et si la réponse est :« Oui, mais ça n’a rien changé. »
👉 « Alors peut-être qu’il vous reste encore des choses à vous dire. »
Cela ne signifie pas :
« Tu as tort. »
Ni :« L’autre a raison. »
Mais simplement :
« Je ne vais pas devenir le troisième personnage de votre problème. »
Et en coaching comme en management, c’est une sacrée compétence. Écouter quelqu’un : oui.
L’aider à préparer une conversation difficile : oui.
Construire avec lui un magnifique dossier à charge contre quelqu’un qui n’est même pas dans la pièce :
un peu moins. 😁
Parce qu’à trois, il y a parfois une personne de trop dans la conversation.
Alors la prochaine fois que quelqu’un vous dit :« Tu sais ce qu’il a encore fait ? »
essayez simplement :
« Et qu’aimerais-tu lui dire ? »
Vous ne refusez pas d’aider la personne. Vous l’aidez à parler…à la bonne personne.
Et, demain, il nous restera une cinquième raison :
👉 Se plaindre pour excuser sa piètre performance.
« Ce n’est pas vraiment que je n’ai pas réussi… laissez-moi d’abord vous expliquer les circonstances. » 😇
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