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Et si les fameux « Oui, mais… » entendus en formation venaient parfois de notre amygdale ?
Et si les fameux « Oui, mais… » entendus en formation venaient parfois de notre amygdale ? Dans "Pourquoi avons-nous peur ?", Sébastien Bohler analyse les mécanismes cérébraux de la peur et notamment le rôle de l’amygdale, véritable système d’alerte de notre cerveau.

Et si les fameux « Oui, mais… » entendus en formation venaient parfois de notre amygdale ?
Dans "Pourquoi avons-nous peur ?", Sébastien Bohler analyse les mécanismes cérébraux de la peur et notamment le rôle de l’amygdale, véritable système d’alerte de notre cerveau.
Or, une formation peut inconsciemment déclencher cette alerte.
Apprendre, c’est parfois découvrir que nos pratiques actuelles ne sont plus adaptées. Cela peut ébranler notre identité de professionnel compétent :
« Est-ce que je fais mal depuis des années ? » « Serai-je capable d’appliquer cette nouvelle méthode ? »
Le participant peut alors se mettre en retrait : silence, absence de questions, faible participation…
Mais lorsqu’il est sollicité et ne peut plus se faire discret, il peut passer à la défense :
« Oui, mais chez nous, c’est différent. » « Oui, mais cela ne fonctionnera pas. » « Oui, mais nous avons déjà essayé. »
Ces objections ne traduisent pas toujours un refus d’apprendre. Elles peuvent être une manière inconsciente de protéger son image, ses habitudes et son sentiment de compétence.
Le rôle du formateur n’est donc pas seulement de transmettre.
Il doit créer un cadre dans lequel on peut remettre en question une pratique sans se sentir remis en question comme personne.
Car pour apprendre, il ne suffit pas de comprendre le changement.
Il faut aussi se sentir suffisamment en sécurité pour l’essayer.
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