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Et si, en formation, la difficulté n’était pas seulement de comprendre le nouveau… mais d’accepter ce qu’il remet en question chez nous ?

Et si, en formation, la difficulté n’était pas seulement de comprendre le nouveau… mais d’accepter ce qu’il remet en question chez nous ? La lecture de Sébastien Bohler m’a amené à réfléchir aux liens entre récompense, motivation et apprentissage.

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Et si, en formation, la difficulté n’était pas seulement de comprendre le nouveau… mais d’accepter ce qu’il remet en question chez nous ?

La lecture de Sébastien Bohler m’a amené à réfléchir aux liens entre récompense, motivation et apprentissage.

La dopamine participe à certains mécanismes d’apprentissage. Mais en tirer la conclusion « faisons plaisir aux participants, ils retiendront mieux » serait un raccourci (beaucoup trop facile).

Une formation touche parfois à quelque chose de bien plus sensible que les connaissances : l’identité professionnelle.

Derrière « je ne vois pas l’intérêt de cette méthode », il peut aussi y avoir :

« Cela veut-il dire que je travaille mal depuis vingt ans ? » « Vais-je passer pour un débutant devant mes collègues ? » « Ce qui faisait ma valeur compte-t-il encore ? »

Ce sont des hypothèses à explorer, pas des intentions à prêter systématiquement aux participants.

Elles posent néanmoins une question essentielle : quelle place notre formation laisse-t-elle à la personne qui doute, qui se trompe ou qui n’y arrive pas encore ?

Le stress n’empêche pas automatiquement d’apprendre. Mais la peur d’être jugé peut rendre plus difficile le fait d’essayer, de poser une question ou d’examiner une autre façon de faire.

Pour concevoir une formation, j’en retiens plusieurs pistes :

→ Partir de l’expérience des participants et reconnaître ce qu’elle leur a permis d’accomplir. → Proposer des défis progressifs, avec des occasions de constater ses progrès. → Donner un retour précis sur une action, sans étiqueter la personne. → Permettre de s’exercer et de se tromper avant de s’exposer au regard du groupe. → Revenir sur les acquis et les remettre en pratique dans la durée.

On peut demander un effort, bousculer une habitude, ouvrir un débat. La sécurité n’exclut pas l’exigence.

Apprendre peut demander de revoir sa manière de faire. Cela ne devrait pas exiger de défendre sa valeur en tant que personne.

Dans vos formations, comment rendez-vous possible cette remise en question sans qu’elle soit vécue comme une disqualification ?

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