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« Avant, c’était mieux. »

« Avant, c’était mieux. » Peut-être.

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« Avant, c’était mieux. »

Peut-être.

Et maintenant, on fait quoi ?

En formation, cette phrase — ou ses nombreuses cousines — revient régulièrement.

« Avant, les clients étaient différents. » « Avant, on avait plus de temps. » « Avant, les gens étaient plus motivés. » « Avant, ça fonctionnait très bien comme ça. »

Et parfois… c’est vrai.

Tout n’est pas forcément mieux aujourd’hui.

Mais il reste un petit problème assez agaçant :

Avant, c’est fini.

On peut l’analyser. On peut en tirer des enseignements. On peut même le regretter.

Mais on ne peut plus agir dessus.

À l’autre bout, il y a son cousin : « Un jour… »

Un jour, je vais m’y mettre. Un jour, je vais changer ça. Un jour, je prendrai le temps. Un jour, je serai…

Personnellement, j’ai même un excellent plan financier :

Un jour, je gagnerai au Lotto.

Seul petit défaut dans la stratégie : je ne joue jamais. 😇

Le passé peut donc devenir une excellente raison de ne plus avancer.

Et le futur, une excellente raison de ne pas commencer maintenant.

Entre les deux, il reste un endroit beaucoup moins confortable :

le présent.

Parce que c’est le seul moment où quelque chose peut réellement être fait.

Et c’est particulièrement visible en formation.

Si j’entre dans la salle en me disant :

« De toute façon, avant c’était mieux… » tout ce que je vais découvrir sera comparé à quelque chose qui n’existe plus.

La formation n’a même pas commencé qu’elle a déjà perdu.

À l’inverse, croire qu’après une journée de formation « tout va changer » n’est guère plus utile.

Parce que demain ne changera que si quelque chose commence aujourd’hui.

Alors peut-être que la bonne question n’est ni :

« Comment revenir à ce qui fonctionnait avant ? »

ni :

« Qu’est-ce que je ferai un jour ? »

Mais simplement :

« Avec la situation telle qu’elle est aujourd’hui, qu’est-ce que je peux faire maintenant ? »

Le passé explique.

Le futur donne une direction.

Mais le présent est le seul endroit où j’ai du pouvoir.

Et rien ne redeviendra exactement comme avant.

Alors autant essayer de faire en sorte que la suite soit mieux.

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